Des chercheurs ont mené une étude complète sur les espèces végétales qui se sont éteintes depuis le XVIIIe siècle. Selon leurs résultats, près de 600 espèces auraient disparu, soit un rythme d'extinction plus de 500 fois supérieur à celui attendu.
Le dauphin du Yang Tsé, le rhinocéros de Java, le thylacine ou encore le célèbre dodo. Citer des espèces de mammifères ou d'oiseaux disparus au cours des derniers siècles n'est pas très difficile. Mais la tâche devient plus complexe lorsqu'il s'agit de plantes. Pourtant, depuis le XVIIIe siècle, près de 600 espèces de végétaux se sont éteintes sur Terre.
C'est ce que révèle une nouvelle étude publiée dans la revue HYPERLINK "https://www.nature.com/articles/s41559-019-0906-2"Nature Ecology HYPERLINK "https://www.nature.com/articles/s41559-019-0906-2"&HYPERLINK "https://www.nature.com/articles/s41559-019-0906-2" Evolution.
Ces résultats sont basés sur l'analyse d'une vaste base de données portant sur les extinctions de plantes détenue par les jardins botaniques royaux de Kew à l'ouest de Londres. Un ensemble qui répertorie plus de 330.000 espèces de plantes à travers le monde.
Après une analyse approfondie de ces données, les chercheurs ont conclu que sur les 1.234 espèces déclarées éteintes par le passé, certaines avaient été redécouvertes ou reclassées mais toutes n'ont pas eu cette chance. Ainsi, 571 plantes auraient définitivement disparu de notre planète depuis 1750, soit un total deux fois plus élevé que les extinctions d'amphibiens, de mammifères et d'oiseaux combinées.
Autre chiffre préoccupant : selon l'étude, depuis les années 1900, une moyenne de trois espèces végétales disparaitrait chaque année sur Terre, soit un rythme d'extinction au moins 500 fois plus élevé que le taux naturellement attendu.